Le soutien psychologique pour les « aidants » du malade Azheimer
Aujourd’hui, on compte plus de 60% des personnes malades vivant à domicile, plus de 70% des « aidants » étant leurs conjoints. On sait que les symptômes du malade, sa dépendance de plus en plus grande, l’apparition d’affects dépressifs ou de comportements violents sont autant d’éléments qui peuvent amener l’aidant à l’épuisement (physique et psychologique). On parle maintenant de « carrière » de l’aidant, mais pour un métier que l’on n’a pas choisi et pour lequel on n’a pas été formé…
Ainsi, si le malade souffre de troubles cognitifs, de modifications de l’humeur, de désorientation temporo-spatiale, en parallèle, il n’est pas rare que l’aidant présente un désarroi, des pathologies réactionnelles, qu’il souffre d’isolement social, de stress, épuisement,… Il devient alors un être en souffrance qui s’autorise peu à l’exprimer car le malade, ce n’est pas lui.
L’association France Alzheimer a décidé de donner la parole et d’apporter du soutien à ces personnes en proie à des difficultés psychologiques importantes.
L’objectif de ce dispositif
L’intervention proposée a pour finalité de prévenir l’épuisement des personnes aidantes. En échangeant sur la maladie, ses effets psychologiques et ses implications comportementales, affectives et cognitives, l’aidant pourra travailler ses prises de conscience et ajuster sa relation au malade. Mieux comprendre la maladie, son évolution, les symptômes associés permettent de faire du tri entre le comportement de la personne, ce qui tient de la relation et ce qui tient à la maladie en elle-même.
En entendant les besoins spécifiques des malades, il pourra être guidé sur la cohérence des réponses données à ces besoins. Ainsi, l’aidant pourra être accompagné dans son rôle tout en vérifiant que son comportement est juste et cohérent, tant pour lui-même que pour le malade.
Le groupe de parole
Le groupe est un lieu contenant qui peut venir soutenir la série de deuils auxquels l’aidant se voit confronté au fur et à mesure de l’évolution de la maladie. Cet accompagnement prend un sens à chaque étape du parcours : annonce du diagnostic, apparition et évolution des troubles cognitifs et comportementaux, choix difficiles à prendre (mise sous tutelle, entrée en institution,…).
Le psychologue est là pour être garant du respect, du non jugement et de la bienveillance entre les participants. Il a aussi pour mission de répartir la parole entre les participants et d’apporter des connaissances théoriques à la demande.
Quels en sont les objectifs ?
Le soutien individuel
La thérapie de soutien et d’accompagnement, c’est être écouté par le professionnel sans jugement, avec bienveillance. C’est pouvoir mettre des mots sur ses sentiments, ses doutes, ses angoisses et être entendu dans ses questionnements et ses émotions.
Quels en sont les objectifs ?
Quelques témoignages de participants bénéficiant du dispositif